samedi, février 03, 2007

Les crepes de Mary

Elle s'appelait Mary,mon amie.Elle venait de Bolivie.C'était,il y a très longtemps.Elle était infirmière et je crois qu'elle l'est encore.Son mari était d'une petite ville des Vosges qui s'appelait"Kaysersberg".Nous nous sommes connus à Lomé au Togo,au Village du Bénin.Lui,était ethnologue et organiste...Ensemble,je m'èmerveillais de leur étrangeté ,je pensais à "l'homme de mais" de Miguel Angel Asturias.Le "mais" est d'or,sous "le soleil" qui est d'or et "la terre",la Pacha Mama,brulée par l'écobuage,elle aussi, elle est d'or.Ainsi 'homme de mais " est d'or,ses dents sont autant de grains d'or,ses yeux sont d'or.Les Espagnols découvrirent au XVIème siécle tout cet or et par convoitise firent souffrir "les hommes de mais".Que faisait cette femme sur la terre d'Afrique?Elle soignait "les lépreux". Un dimanche après-midi,elle nous prépara des crepesJ'aime bien les crepes,cela faisait penser à la France...Brusquement,je me pinçais tant j'étais surprise : autour des assiettes, des ciseaux,des ciseaux,des ciseaux...Mais ce sont les ciseaux avec lesquels elle coupe,la Très Chère,les chairs mortes "des lépreux...Mary,repose-toi,ton environnement est inquiétant,nécrophage .Ton amie est choquée...

2 commentaires:

Ornais a dit…

Hola ,

J'ai vecu la meme chose , en Guyane Française , alors que j'etait sur un camp de refugiés .. A force de vivre au milieu des seringues , des bandages , des aiguilles , des desinfectants .. on ne les voit plus . Et voila qu'au premier moment de libre , on commence a placer au mileiu de la table des elements de la vie ordinaire ,et l'on melange tout .. La radio qui passe du meringué , un bout de pain , un antibiotique , une cuillere ... une nomanclature a la Prevert .. Et a force l'on s'amuse de ce melange des genres pour ne pas devenir completement mangé par la maladie .Ce n'est pas la fatigue qui frappe , mais l'habitude

diplodocus continental a dit…

Merci d'avoir de la compassion et surtout de la compréhension pour ces difficultés auxquelles sont confrontées les "ONG".Le courage demande du courage...Votre réflexion sur le monde est celle d'un vécu passionnant...Lors que moi,je vais mourir(de préférence à "Madago" que je ne connais pas),(Hi!HI!) plus çà va,plus je suis effrayée...après coup.On me propose un poste à New York,à moi qui ai peur des "Amerloques",à moi qui n'ai plus envie de rien du tout!